DARK CITY

Un jeune homme amnésique erre dans une étrange cité à la recherche de lui-même et du secret qui entoure la ville. Traqué de toutes parts, il doit se défaire d’une curieuse organisation aux membres effrayants, mais aussi de la police locale.

Alex Proyas semble ici vouloir nous démontrer la supériorité de l’esprit sur la matière. En ce sens, s’opposent les enfants des machines, purs artifices, et les hommes, doués d’âmes. Désireuses de s’émanciper mais incapables de dépasser le stade de la stricte analyse, les machines tentent de percer le mystère de la spontanéité débordante de l’humain, par un habile travail de dissection et de manipulation.

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Dark City, réalisé par Alex Proyas et sorti en 1998.

Mais malgré tous les efforts qu’elle déploie, et quand bien même elle est physiquement bien plus puissante que la chair, la machine ne peut que s’incliner devant l’insondable et le mouvant de notre nature et de ce qui le symbolise le mieux, comme l’eau ou la lumière, éléments récurrents du métrage. Impuissantes, elles ne peuvent que reproduire nos actes et notre capacité de choix, sans jamais accéder aux ressources infinies et imprévisibles de nos cœurs.

Dark city ressemble beaucoup à Matrix (qui sortira un an plus tard), l’esprit cyberpunk métalleux en moins. L’approche est bien plus poétique, tout en étant visuellement magnifique. L’omniprésence du noir, la pâleur des machines, leurs impressionnantes cérémonies, servent une réflexion finalement simple et percutante qui effraie en même temps qu’elle rassure. Car si nos existences peuvent être possédées par la technique, notre inimitable genre humain reste inviolable et sacré, qu’on se le dise!

RÉALISÉ PAR: Alex Proyas

ANNÉE: 1998

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