MISS VON TRASH

Missvontrash est une blogueuse qui distille, avec une  agréable régularité, des critiques bien senties sur le cinéma, la littérature et les séries… trashs!

A l’heure de la multiplication et de la dématérialisation massive des films et des séries, il n’est pas facile de s’orienter dans la jungle de gigaoctets dont nous abreuvent les sites ou forums les plus en vogue. Le blogging de genre est donc, plus que jamais, primordial pour faire vivre la cinéphilie et, si possible, une cinéphilie curieuse, audacieuse et éclectique.

Bonjour, pour commencer pouvez-vous nous définir la ligne éditoriale de votre blog et la tonalité globale de ce qui vous plait dans l’art ?

Niveau ligne éditoriale, je dirais que c’est plutôt freestyle. Tout dépend de ce que je découvre, un vieux film inconnu ou une grosse actu. La curiosité, certains diraient la boulimie, est mon moteur. Disons que j’ai une prédilection pour les films d’horreur, j’ai vu Les Griffes de la nuit à 11 ans et je ne m’en suis pas remise. Mais le dénominateur commun du blog pourrait être une fascination pour le style. Qu’il soit cinématographique ou littéraire, je suis obsédée par le travail formel. L’académisme m’ennuie profondément alors que l’expérimentation m’attire. Autant Gaspar Noé que Thomas Pynchon en gros !

Pourquoi avoir créé Miss Von trash ?

A l’origine, je bossais pour le site Cinemafantastique et l’idée était d’alimenter de façon hebdomadaire une rubrique rien que pour moi. Dans le milieu du genre, les auteurs ont souvent des pseudos alors je me suis mise à cogiter. L’idée de la particule à l’allemande c’est un clin d’œil à mon prénom pas franchement français ! Et Trash, ai-je besoin de l’expliquer ?

*Pour vous, la passion du cinéma trash a-t-elle des liens avec l’existence de celle ou celui qui l’assouvit ?

J’imagine qu’on a tous des raisons très personnelles d’affectionner en particulier ce cinéma. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une passion perverse, mais plutôt d’une façon d’exorciser ses propres démons. Je ne vous dirai pas les miens… Et puis, le cinéma de genre demeure encore aujourd’hui un laboratoire d’idées, de réflexions sur la mise en scène. La peur est le moteur du cinéma depuis les origines…

Pensez-vous que le cinéma d’horreur soit aujourd’hui en perte de vitesse ?

Je ne dirai pas perte de vitesse, on a rarement vu autant de films d’horreur sortir sur grand écran mais plutôt perte de repères et malheureusement souvent de qualité. La subversion qui était le fond de ce cinéma n’a plus la côte auprès des producteurs. Du coup, on assiste à une hygiénisation de l’horreur, nettoyée de toute aspérité. Justement ce qui faisait son sel. Quand on voit les remakes des films de Verhoeven, on voit parfaitement cette tendance. Du sang, du gore mais plus beaucoup de dénonciation…

Avez-vous déjà été obligée de fermer les yeux devant une (ou des) scène (s) ?

Oui ! Je suis une habituée des mains devant les yeux. J’écarte les doigts petit à petit pour ne voir que des bribes de l’écran, ca fait moins peur ! Sinon, j’avoue que la scène finale d’Audition m’avait vraiment fait tourner la tête. Mais c’est une autre histoire…

www.missvontrash.com

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