KILL LIST

Jay et Gal, anciens soldats devenus tueurs à gage acceptent un contrat qui sort de l’ordinaire. Il s’agit d’éliminer non pas une mais plusieurs cibles, toutes nommément désignées sur une liste, la Kill list.

Jusqu’ici rien de bien nouveau pour nos deux amis jusqu’à ce que Jay, traumatisé par une précédente mission à Kiev, commence à sombrer lentement dans la folie.

kill list, réalisé par Ben Wheatley en 2011.

Kill list, réalisé par Ben Wheatley en 2011.

De plus en plus tendu, il multiplie les accès de violence et n’hésite pas à faire des heures supplémentaires. Après avoir torturé et tué toute la journée, il repart se défouler sur de pauvres innocents le soir venu.

Plus il s’égare, plus le spectateur s’égare à son tour. Kill list est un film à twist qui ne révèle sa logique qu’au bout d’une heure et demie de flottements narratifs bizarroïdes durant lesquels on partage littéralement la condition du personnage de Jay.

Au gré de leurs mésaventures, les deux hommes approchent un groupuscule sectaire qui les entraînera bien au-delà de ce à quoi ils étaient habitués jusque-là. Ils découvrent que, pour certains, le meurtre n’est pas qu’un gagne-pain ou une infraction pénale, c’est un rituel initiatique, une voie vers le sacré.

Cette rencontre avec la secte permet au métrage d’intégrer un club très fermé, celui des thrillers ésotériques et satanisant, aux côtés de The Wicker man (Hardy, 1973) Left Bank (van Hees, 2007), Seconds (Frankenheimer, 1967) ou encore La secte sans nom (Balaguero, 1999). Le tout, cela va de soi, sous l’honorable patronage des célèbres Eyes wide shut (Kubrick, 1998) et Rosemary baby (Polanski, 1968)

Au sein du petit milieu qu’est le cinéma de genre, rares sont les films de cet acabit, c’est-à-dire violent, noir, mystérieux, bien réalisé, remarquablement intelligent et surtout : indépendant.

 

RÉALISÉ PAR: Ben Wheatley

ANNÉE: 2011

 

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